1. Comprendre la “morosité ambiante” : un phénomène psychologique normal
Notre cerveau est câblé pour repérer les dangers : c’est ce qu’on appelle le biais de négativité.
Dans un contexte où les mauvaises nouvelles sont omniprésentes (push d’actualité, réseaux sociaux, conversations professionnelles…), ce biais naturel est amplifié et crée :
-
une sensation d’insécurité diffuse
-
un niveau d’anxiété plus élevé
-
une tendance à ruminer
-
un sentiment d’impuissance
La première étape est d’accepter ceci : vous n’êtes pas « trop sensible », vous êtes humain·e.
2. Reprendre le contrôle de son environnement informationnel
La surcharge d’informations est l’un des plus grands facteurs de morosité.
Quelques pratiques simples :
Fixer des temps dédiés aux actualités
Une fois par jour suffit amplement.
Éviter de consulter les infos au réveil ou juste avant de dormir.
Choisir des sources fiables et non anxiogènes
Privilégiez les médias qui proposent de l’analyse, de la nuance et non du sensationnalisme.
Désactiver certaines notifications
Elles créent un état d’alerte permanent.
L'objectif est de redevenir acteur, plutôt que spectateur bombardé d'informations.
3. S’ancrer dans le positif… de manière réaliste
Cultiver le positif n’est pas nier la réalité, mais renforcer sa capacité à voir aussi ce qui va bien.
Quelques outils issus de la psychologie positive :
• Le journal des gratitudes
Noter chaque soir 3 choses positives de la journée, mêmes petites.
• Le “savouring”
Prendre 20 à 30 secondes pour savourer pleinement un moment agréable : un café chaud, un sourire, une pause.
• La recherche de sens
Se demander « Qu’est-ce qui est important pour moi aujourd’hui ? ». Ce recentrage crée un sentiment de direction et de stabilité intérieure.
4. Éviter la contagion émotionnelle
Les émotions sont contagieuses : un collègue pessimiste, une conversation anxiogène, un flux de commentaires négatifs sur les réseaux… et notre humeur s’alourdit.
Pour vous protéger :
-
identifier les personnes/espaces qui vous “tirent vers le bas”
-
poser des limites (moins de temps, moins d’exposition)
-
rechercher l’équilibre en fréquentant des personnes ressources, inspirantes, apaisantes
On ne peut pas toujours éviter les ambiances négatives, mais on peut choisir où l’on met son énergie.
5. Renforcer son système interne : routines et hygiène émotionnelle
Face à un contexte extérieur difficile, renforcer son monde intérieur devient essentiel.
Le mouvement
Marche, la danse, les pilates...
Le mouvement aide à réguler les émotions et à faire baisser l’anxiété.
Les pauses réparatrices
Respiration, cohérence cardiaque, méditation courte : quelques minutes suffisent.
Le lien social
Des conversations profondes et bienveillantes protègent de la morosité.
La nature
Le contact avec la nature (forêt, parcs, jardin) agit comme un régulateur émotionnel naturel.
En conclusion
Vous ne pouvez pas changer le monde, mais vous pouvez agir sur la manière dont il vous impacte.
En choisissant vos sources d’information, en cultivant le positif, en vous entourant de personnes ressources et en renforçant votre hygiène émotionnelle, vous pouvez traverser les périodes de morosité ambiante avec plus de sérénité.
Ajouter un commentaire
Commentaires